Aujourd'hui, dans la presse de Montréal
MONTRÉAL - Après avoir voyagé des milliers de kilomètres dans l'espace, réparé des satellites en orbite et participé à la construction de la Station spatiale internationale, le bras canadien serait sur le point de rentrer à la maison.
La NASA et l'Agence spatiale canadienne discutent actuellement du retour sur terre du Canadarm originel, dont le premier vol dans l'espace remonte à 1981.
Les pourparlers entre les deux organisations pour le rapatriement du mythique membre robotique ont commencé il y a plus d'un an. Ils surviennent au moment où les Etats-Unis mettent fin à leur programme de navettes et cherchent à se défaire de certains actifs liés à ces missions.
Le Canada a construit et livré cinq versions du bras canadien à l'agence spatiale américaine entre avril 1981 et août 1993. Selon Katherine Trinidad, porte-parole de la NASA, le gouvernement canadien est propriétaire du premier modèle et les discussions sont présentement en cours concernant son retour.
Le Canadarm originel a été conçu et assemblé par une division de Spar Aerospace à Brampton, en Ontario, qui a plus tard été achetée par MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd (MDA). Déployé pour la première fois le 13 novembre 1981 depuis la soute de la navette spatiale Columbia, il a ensuite effectué plusieurs missions à bord des différents vaisseaux de la flotte américaine en rotation avec les modèles subséquents.
Des cinq bras robotiques fournis par le Canada, deux ont été détruits lors des tragiques explosions des navettes Columbia et Challenger. Les autres sont actuellement utilisés sur les trois appareils américains encore en service, soit Discovery, Atlantis et Endeavour.
La NASA retirera les trois navettes restantes cet automne. Discovery a déjà été promise au Smithsonian Institute's National Air and Space Museum, à Washington D.C., alors que les deux autres ont été mises en vente auprès des écoles et des musées américains, seules institutions autorisées à faire une offre. Au 19 février, date limite de l'appel d'offres, une vingtaine de soumissions avaient été reçues pour les vaisseaux dont le prix se situe entre 28,8 et 42 millions $US.
L'Agence spatiale canadienne n'a pas voulu révéler ce qu'elle comptait faire de l'outil qui mesure 15 mètres de long et pèse 411 kilos.
Paul Cabot, le conservateur du Musée canadien de l'air et de l'espace à Toronto, a déclaré que l'institution était très intéressée à acquérir ce morceau de l'histoire aérospatiale. Le Musée a déjà communiqué avec la NASA et l'Agence spatiale canadienne à ce sujet et attend de voir les suites